Villa dei misteri

Mise en scène d'Ivan Stanev (Bulgarie/Allemagne)

Mise en scène Ivan Stanev
Scénographie Alexander Schellow
Costumes Heidi Müller
Musique Marc Lingk
Lumières Jörg Bittner
Assistant à la mise en scène Pierre-Yves Bazin
Vidéo Tappo Kontakt
Production Amelie Deuflhard, Marion Baumgartner

avec
Michaela Stella Bagnoli, Josephin Graf, Gina Yadegari, Amélie Jalliet, Grischa Kofman, Krylon Superstar, Jeanette Spassova, Gabriel Walsh, Paul M Waschkau

Spectacle créé le 23 novembre 2001 aux Sophiensæle (Berlin, Allemagne)

Coproduction Ivan Stanev et Sophiensæle, Berlin (Allemagne), La Rose des vents, Villeneuve d’Ascq (France), Théatre de la Bastille, Paris (France), THEOREM (association soutenue par le programme Culture 2000 de l'Union européenne), Théâtre Antoine Vitez, Aix en Provence (France), et Forum Freies Theater, Düsseldorf (Allemagne).

« C’est le lieu qui induit l’action. La Villa dei Misteri près de Naples doit être reconstituée dans toute sa splendeur sur le plateau. Une machinerie complexe doit faire vivre les fresques et changer l’espace scénique : tantôt une ruine, tantôt un restaurant, tantôt un cinéma porno, tantôt un cabinet des miroirs.
La pièce utilise une idée de Pirandello ; on cite Baudelaire, Artaud, Quinard, Maïakovski, Nietzsche, Burroughs, Gasset, Euripide, Marinetti... Et pourtant, il s’agit d’un nouveau texte pour la scène qui doit être écrit par le metteur en scène.
La Villa dei misteri est un théâtre romain, un dancing moderne, un espace-temps futuriste. Des auteurs célèbres, des artistes et des acteurs s’y donnent rendez-vous pour y vivre quelque chose d’authentique. Ils sont obsédés par l’idée d’être « vrais ». Des histoires vraies, la réalité sans fard, l’excitation de l’authenticité. Mais seules les vraies grandes vedettes peuvent accéder à ce club, et il faut qu’elles soient vraiment mortes. Ceux qui ont encore l’air trop vivants ont droit à des masques mortuaires de personnalités célèbres : une orgie avec Maïakovski, Baudelaire, Nietzsche, Marinetti… Ils sont alors à la recherche d’un auteur de l’au-delà. Dans la cave est enterré Dionysos, une odeur pestilentielle annonce son retour prochain, il est l’auteur, il est le deus ex machina. Nous ne pouvons, pour des raisons de discrétion, dévoiler le déroulement de ce Mystère: il faut le vivre.
Les mystères archaïques dionysiaques rencontrent les obsessions futuristes d’un siècle high-tech. Le sacré est défloré par le profane. Les morts ont le droit d’emprunter de la viande fraîche. La Villa dei Misteri est un lieu de pèlerinage sacré pour des touristes insatiables pour lesquels même la machine à voyager dans le temps semble trop lente. »

Ivan Stanev

Voir le site Internet d'Ivan Stanev (en allemand) : www.ivan-stanev.de