Supra !

Chorégraphie de Feri de Geus (Pays-Bas / Georgie)

Pays-Bas : Feri de Geus (chorégraphe hollandais) et Noortje Bijvoet (professeur de danse / chorégraphe) - Compagnie Le Grand Cru
Géorgie : les enfants du Kutaisi Folk Palace. Compagnie provisoire constituée de danseurs et chanteurs âgés de 11 à 17 ans.

Assistance danse géorgienne
Nuczar Ninidze
Auteur
Rezo Kldiashvili
Scénographie
Levan Dadiani
Costumes
Tonny Boersma
Lumières
Pink Steenvoorden
Musique
A.O Goran Bregovic, Hamlet Gonashvili, Peace Orchestra

Avec
Aleko Baramitze, Spartak Benidze, Nia Chechelashvili, Sopho Gelashvili, Irakli Goksadze, Beka Kukhianidze, Giorgi Mikadze, Tamta Mukebanjani, Irakli Shengelia, Gaga Sordia, Jaguna Verulashvili, Lasha Zalkaliani

Création le 21 août 2003 à Groningen (Pays-Bas) et en octobre 2003 à Tbilissi et Kutaisi (Géorgie)
21 août -17 septembre 2003 : tournée de 14 représentations aux Pays-Bas et à Berlin

Coproduction Stichting Entre Nous, Stichting le Grand Cru, Grand Theatre Groningen (Pays-Bas), Max Wagener Stichting (Pays-Bas), Felix Meritis (Pays-Bas), Stichting Caucasus Foundation, Theorem (association soutenue par le programme Culture 2000 de l’Union Européenne)
Les chorégraphes hollandais, qui ont effectué des recherches en Géorgie en mars 2002, ont pour principe de départ d’introduire une approche moderne de la danse au sein d’un spectacle présentant les valeurs culturelles du pays par la danse traditionnelle.
L’un des rituels les plus intrigants et les plus essentiels de la vie quotidienne en Géorgie est le Supra. L’évènement central dans ce rassemblement autour d’une longue table est la cérémonie presque sacrée des « toasts ». La cérémonie des toasts est menée par un maître (le tamada). Lors d’une longue soirée d’(excessive) bombance bien arrosée, il porte un toast à tous les invités et aux sujets essentiels de la vie. Les invités ajoutent ensuite leurs propres toasts. C’est un rassemblement intime pour renforcer les liens mutuels et échanger des opinions. Encouragés par le vin, les convives sont de plus en plus extravertis et parlent plus facilement de leurs histoires personnelles.
Il ne s’agit en aucun cas d’une bacchanale. Un invité soûl (sans parler du maître de cérémonie) est un mauvais invité et signifie que le Supra est raté. A l’instigation du maître du toast et selon l’ambiance il y a place pour la poésie, le chant et la danse.
Cet impressionnant rituel est le point de départ pour la création du spectacle. Le public fait partie du rituel et est rassemblé autour d’une table immense (une plateforme en bois) avec un verre de vin et des fruits ou d’autres produits. Quelques artistes entrent avec le public et s’assoient autour de la table. L’un d’entre eux se présente comme le maître de la cérémonie des « toasts », et la soirée commence. Traditions, messages d’hospitalité, politique et histoires personnelles défilent à haute vitesse, avec humour et détours tragiques au fur et à mesure que les toasts changent de teneur. Petit à petit l’action évolue du tour de la table à ce qui se passe sur la table. L’intrigue est dévoilée par la danse, le texte et le chant. L’écrivain géorgien connu Rezo Kldiashvili a composé plusieurs monologues et dialogues.