Commedia
del servitore

Conception et mise en scène de Stefan Moskov (Bulgarie)

Scénographie Plamen Bonev
Costumes Svila Velitchkova
Musique Antony Dontchev
Lumières et vidéo
Ivan Tonev
Animations vidéo Vladimir Chichkov
Dramaturgie Natacha Kourteva

Avec
Nikola Dodov, Kamen Donev, Christo Garbov, Nentcho Iltchev, Viara Kolarova, Stefania Koleva, Adriana Naydenova, Maya Novosselska, Gueorgui Spassov, Borislav Stoilov, Valentin Tanev, Stefan Valdobrev et Antony Dontchev (musicien)

Spectacle créé le 23 mars 2002 au Théâtre de l'Armée bulgare, Sofia (Bulgarie)

Coproduction Théâtre Oulitzata, Théâtre de l’Armée bulgare, La Filature – Scène Nationale de Mulhouse (France), La Rose des vents – Scène Nationale de Villeneuve d’Ascq (France), Festival d’Avignon, THEOREM (association soutenue par le programme Culture 2000 de l'Union européenne). Avec le concours de la télévision bulgare et du Centre national du théâtre bulgare

"Voici un spectacle à la gloire de ceux qui font vivre toute une littérature théâtrale : les valets, symboles d’un théâtre vivant, ingénieux, non-littéraire, au parfum de la langue parlée.
Le valet a une position sociale et psychologique bien particulière. Capable d’une soumission totale, il prétend être dénué de personnalité, et se révèle soudain un génial intrigant aux mille machinations. Son regard sur l’amour, la mort, la vie, transforme tous les principes moraux. L’interdépendance du maître et du valet donne naissance à une entité tragi-comique qui excite l’imagination et questionne la société. La littérature veut nous convaincre que les valets sont malheureux et exploités, mais pensons seulement à Svejk jouant la première guerre mondiale, à la servante de Juliette interprétant la scène du balcon, à Leporello en haillons qui séduit l’Infante, à Sancho Pança face aux moulins à vent…
Les maîtres découvrent l’Amérique, déclarent la guerre, font des inventions scientifiques, et, finalement, entrent dans l’Histoire. Mais n’est-il pas mille fois plus confortable de vivre avec les responsabilités d’un valet ?
Et n’est-il pas plus important de réhabiliter les valets plutôt que de célébrer les hauts faits de leurs despotes ? Laissons les donc jongler avec les situations, osciller entre deux maîtres, disparaître et se réincarner…"
Stefan Moskov