La Bataille
(Bitkata)

De Heiner Müller
Mise en scène de Dimitar Nedkov (Bulgarie)

Traduction Ivan Stanev
Scénographie Alexandre Smolianov
Costumes Ljudmila Tenekedjieva
Musique Alexandre Andreevski (DJ No Good)
Lumières Jo Walker (Grande-Bretagne), Simon Macer Wright (Bulgaria)
Chargé de production Simon Plumridge
Producteur Philippe Le Moine
Coordinateurs Vera Gotseva, Mariella Pentcheva

Avec
Mariana Krumova (Bulgarie), Abigail Burdess (Grande-Bretagne), Vesselin Mezekliev (Bulgarie), Laurence Harvey (Grande-Bretagne), Vladislav Petrov (Bulgarie), Mariy Grigorov (Bulgarie)

Spectacle créé le 19 1uin 2001 au Gate Theatre de Londres dans le cadre du festival East Goes West
Reprise le 3 juin 2002 au festival International de Théâtre de Varna (Bulgarie)

Coproduction art&scena (Sofia, Bulgarie), East Goes West festival et le Gate Theatre (Londres, RU)
Avec le soutien de Visiting Arts, Ambassade de Bulgarie à Londres, Centre national du théâtre (ministère de la culture bulgare), Theorem (association soutenue par le programme Culture 2000 de l’Union européenne), Pro-Helvetia Bulgarie, British Council Sofia, festival de Varna (Bulgarie), Soros Sofia, Goethe Institut Sofia.

Le spectacle La Bataille a été construit comme un projet anglo-bulgare de long terme coproduit par le Gate Theatre (Londres), la compagnie Art&Stage (Sofia) et le festival East goes West (Londres).
Les objectifs principaux étaient de rassembler des professionnels du théâtre indépendants dans un contexte pluriculturel, pour produire un spectacle de théâtre basé sur des échanges directs dans le processus de création, autour d’un projet explorant le thème de la guerre et de la violence dans les Balkans bouleversés, sur lesquels la troisième édition du festival East goes West s’est concentré.

Heiner Müller fait le portrait de sept individus qui se livrent une bataille entre le corps et l’esprit, entre l’humanité et la bestialité, dans la société allemande en déliquescence de l’après-guerre.

Mangeriez-vous votre frère si votre estomac était vide ?
Un homme émerge d’un nuage de sang et de guerre. Couvert de blessures, il tente de se tenir debout fièrement face à sa propre destinée. La Bataille est en lui, entre son Corps et son Esprit. Déchiré, il devient une innocente et vierge machine à tuer. A la fin du récit, le viol est prix de la liberté et un bâtard son résultat.
Que reste-t-il en nous de ce qu’il y eut avant nous ? Une photographie noir et blanc effacée encore tâchée de sang. Nos gènes ont gardé la mémoire des horreurs de la guerre.

« Nous voulons explorer et questionner les métaphores et les signes qui surgissent du texte de Müller. Pour cela nous avons besoin de nous éloigner des méthodes conventionnelles de mise en scène et de jeu.
Le texte de Müller est à la fois puissamment réel et poétique. Nous voulons réaliser le langage scénique le plus concis et précis, en connexion vitale avec le texte.
J’ai toujours été intéressé par le « costume » psycho-physique des personnages. J’étudie l’expression physique de l’acte psychologique, la relation entre le motif, le texte et l’expression corporelle des acteurs.
Nous partons avec la mémoire d’une guerre, immortalisée sur une photographie noir et blanc, témoin de l’histoire passée des personnages. Nous partons aussi avec de la musique, minimaliste mais significative, et des bruits parasites. La lumière vient de projecteurs de diapositives, d’allumettes, de torches et de cigarettes. »